Le blog de la conciergerie d'entreprise

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samedi 22 novembre 2008

Le stress en entreprise et la conciergerie

C'est terrible , cette idée que la conciergerie est faite pour combattre le stress en entreprise !
Ok , cela peut aider , mais raisonnablement croyez-vous que le simple fait de mettre en place des services de conciergerie d'entreprise va baisser le stress professionnel ?
Et a contrario, pensez-vous que des salariés non ou peu stressés ne tireront pas d'avantages de la conciergerie ?

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vendredi 26 septembre 2008

Quels challenges pour l'entreprise de 2015 ?

J'aimerais partager une étude de BCG , la fameuse organisation de consultant en Business et stratégie , qui a édité une étude (en anglais !) sur ce que doivent faire les entreprises pour créer un véritable avantage compétitif dans l'avenir. Cette étude est librement disponible sur le net.

La réponse est "Créating People Advantage", ou en french : « Créer des avantages pour les collaborateurs » sous-entendu pour qu’ils s’épanouissent et vous fassent profiter de leur talents .

  • - parce que le talent et le leadership sont des valeurs de plus en plus rares
  • - parce que l'âge moyen des actifs augmente rapidement et que ces actifs ont de moins en moins d'enfants-
  • - parce que les entreprises deviennent des structures de plus en plus globales, complexifiant les relations entre les groupes
  • - parce que le Bien-être des salariés au travail devient une valeur de plus en plus sensible ( les employés n'envisagent plus de rester dans une même société toute leur vie, qu'ils font des choix de travail et de sacrifices professionnels à partir de considérations familiales et de leur vie en dehors du travail.

En résumé, ils sont assez critiques sur les fonctions RH des entreprises occidentales qu’ils considèrent insuffisamment intégrées à la stratégie globale de l’entreprise.

BCG définit 8 challenges majeurs :

  1. Recruter et retenir les meilleurs employés: (les attirer, leur permettre de développer leur talents, savoir les retenir…)
  2. Encourager les talents de leadership dans l’entreprise. Ce talent est de plus en plus difficile à trouver avec des problèmes d’implication, d’acceptation de prendre des risques, de s’exposer.
  3. Veiller à un équilibre vie privée – vie professionnelle et développer un management de reconnaissance et de motivation en sachant que les jeunes employés ont des désirs moins traditionnels
  4. Anticiper les changements démographiques
  5. Intégrer les changements culturels et les changements de société
  6. Manager la globalisation des marchés et de l’entreprise : Quel personne à quel endroit pour être le lien avec l’entreprise-mère ? Rechercher l’efficacité malgré les différentes cultures.
  7. Créer une structure qui apprend, pour permettre à tous dans la société à être innovant, créatif, adaptable. Ceci sera un avantage concurrentiel important surtout face à l’échec des structures d’enseignement traditionnel dans ce domaine.
  8. Transformer les RH en partenaire stratégique dans l’entreprise

samedi 19 avril 2008

Les jeunes et l'entreprise

Ce matin, l'ESTIA (Ecole Supérieure des Techniques Industrielles Avancées) organisait un séminaire "Spécial Jeune Entrepreneur" auquel il m'avait été demandé de partager mon expérience de création d'entreprise.

Outre le côté toujours très positif de pouvoir présenter son entreprise, j'ai été très inteéressée par les questions et les réactions des étudiants présents. Voici mon analyse , très humble, d'un échantillon de notre future société.

L'analyse des risques a évolué: Hier , quand on posait la question à un entrepreneur du risque de la création, c'était souvent le risque de banqueroute, d'endettement, de devoir licencier, etc... Ce matin, j'ai eu l'impression qu'il y avait un nouveau risque qui apparaissait : celui de perdre son petit confort de vie. La notion de qualité de vie est apparue très fortement : "Parfois, il vaut mieux se satisfaire d'un salaire qui tombe tous les mois et d'avoir du temps libre pour faire ce qu'on veut..."

Pourtant, il me semble tout à fait possible de faire cohabiter un projet de vie et un projet de création d'entreprise. L'un n'est pas contre l'autre ! A entendre certaines questions, il apparaissait clairement une évolution des mentalités qui remettait l'humain au centre de la vie.

La qualité de vie devient un sujet central : La plupart des jeunes ne veulent plus faire de sacrifices pour évoluer professionnellement. Ils essaient de comprendre ce qui motive les créateurs et qu'ils ne trouvent pas au fond d'eux. Ne pas prendre en compte cette évolution de la société est risqué pour une entreprise qui risque de voir partir des compétences qu'ils n'ont pas réussi à garder , même si les salaires étaient interessants. Le dernier baromètre national RH des jeunes diplômés indique que la qualité de vie est le 4° critère de choix d'une entreprise.

J'ai été heureuse de voir se concrétiser ces quelques thèmes que de nombreux sociologues du travail mettent déjà en avant depuis quelques années. Il conforte le bien fondé de mon entreprise : les responsables d'entreprise vont devoir faire évoluer leur relation avec leurs salariés et développer des outils de motivation répondant à ce besoin de reconnaissance d'avoir une vie personnelle à côté de leur vie professionnelle. La conciergerie d'entreprise peut répondre à ces exigences, les américains l'ont bien compris depuis plusieurs années, puisque 1/3 des salariés américains se voient offrir ces services par leur entreprise. Et soyez sûr que ce n'est ni par philantropie, ni par volonté de faire du social !

lundi 21 janvier 2008

QUEL BILAN TIRER DES DEBUTS DE LA CONCIERGERIE ?

Voici bientôt 5 mois que la conciergerie d'entreprise est installée à Izarbel. Du projet innovant du début, me voici dans la réalité de la gestion de l'entreprise. Trouver des clients, les satisfaire, payer correctement les salariés nécessaires à un service de qualité, ... et les charges... Celles-là, je les attendais, je les avais prévues, mais vraiment ç'est difficile à passer, j'aurais tellement d'autres choses à faire... Heureusement , le bilan de la conciergerie est positif : nous élargissons le nombre d'utilisateurs chaque semaine et nous répondons à de plus en plus de demandes de services.

Quels sont les services les plus demandés ? Les livraisons de panier du marché, la prise en charge des véhicules pour le contrôle technique, les révisions ou changer les pneus, mais également le repassage, la livraison de plats à emporter ou l'organisation personnalisée de soirées ou week-end . Cette liste n'est pas exhaustive mais elle est au moins statistique.

Les points communs des besoins de nos utilisateurs ?- ce sont toujours des besoins qui auraient existés même si la conciergerie n'existait pas . - la conciergerie permet de réellement gagner du temps en évitant des déplacements, - la conciergerie libère réellement de la disponibilité en permettant de gérer des obligations sur du temps travaillé sans en faire supporter les conséquences par l'entreprise.

Je suis contente de voir que nos services sont de plus en plus demandés. La personne qui a fait le premier pas - souvent difficile car il demande de modifier ses habitudes - réutilise les services de la conciergerie assez rapidement.

Ce concept , au départ , un peu incroyable dans notre région, laisse place désormais à un engouement qui est partagé par la totalité de l'entreprise : du patron aux agents d'exécution. L'utilisation des services n'est pas liée au niveau social du salarié, car la conciergerie offre des services sans surcoût qui répondent à des besoins quotidiens et pas exclusivement à des besoins de confort.

Mais que je sois honnête, tout n'est pas parfait ! je me rends compte que le réel démarrage des services de la conciergerie est lié à notre proximité physique dans l'entreprise. Les entreprises qui ont opté pour des permanences - même courtes- mais régulières ont un taux d'utilisation plus élevé. Idem, pour les entreprises partageant notre bâtiment à la technopole. En 2008 , nous nous attelons donc à nous rapprocher encore plus des entreprises clientes.

Nous contacter ? www.conciergerie-entreprise.fr

lundi 6 août 2007

ETERNEL BESOIN DE RECONNAISSANCE

Je souhaite vous faire partager cet article fort intéressant, publié sur le blog Envie d'entreprendre que je vous invite à visiter.

Face à cet éternel besoin de reconnaissance, le manager flirte souvent entre reconnaissance professionnelle et reconnaissance personnelle. Derrière les non-dits, comment l'entreprise peut-elle exprimer qu'elle comprend les besoins d'équilibre entre vie privée et vie professionnelle ? En étant à la fois proche des besoins du quotidien mais en même temps sans obligatoirement demander l'implication du manager à tout moment. Je souhaite offrir un outil de management pour aider à cela...ma conciergerie d'entreprise...

Eternel besoin de reconnaissance

Par Françoise Keller - Coach et formatrice

Dans les formations et les accompagnements que je fais, j’observe qu’un besoin fondamental est régulièrement en souffrance : le besoin de reconnaissance. Que ce soit pour le dirigeant, démuni face au besoin de reconnaissance de ses salariés « Je ne peux pas éternellement l’augmenter ! » ; que ce soit pour le salarié, déçu de recevoir bien peu de signes de reconnaissance positifs de son patron ; que ce soit pour la personne en recherche d’emploi, qui a du mal à se définir en positif. Retour en arrière… Si nous observons attentivement ce qu’il se passe autour de nous, la manière dont nous avons appris à fonctionner, reconnaissons que ce besoin est mis à mal depuis notre plus jeune enfance. Que dit-on à l’enfant qui pleure ? « Ne pleure pas, ce n’est pas grave » ! Comment corrige-t-on une dictée ? En soulignant les fautes, ce qu’Alice Miller appelle la pédagogie noire. Que dit-on à l’enfant qui rentre à la maison, heureux d’être 10ème de la classe ? « Arrête de te vanter » ou alors « ce serait bien que tu sois 9ème au prochain trimestre… ».

Nous avons appris, expériences après expériences, que : __

  • - nos émotions négatives, tristesse, peur, déception…. n’ont pas de place et ne sont pas légitimes
  • - il est légitime de reconnaître ce qui ne va pas
  • - il est dangereux de reconnaître ce qui va__

Quand notre besoin de reconnaissance est mis à mal…

Forts de ces expériences, nous avons appris des comportements que nous reproduisons facilement en entreprise. Or le besoin de reconnaissance est un besoin fondamental de tous les être humains.

Nous sommes donc régulièrement mis en difficulté :

  • nous aimerions une reconnaissance des choses que nous réussissons
  • nous aimerions une reconnaissance des difficultés que nous affrontons et, dans le même temps :
  • nous n’envisageons pas d’exprimer régulièrement de la reconnaissance à nos collaborateurs

Ajoutons à cela que nous avons également appris qu’il n’est pas correct de demander quelque chose à quelqu’un pour satisfaire nos besoins, que l’autre doit deviner nos besoins et la boucle est bouclée ! Il ne reste plus qu’à souffrir en silence, à quitter notre emploi quand la souffrance est trop grande pour aller ailleurs souffrir autrement.

Voie sans issue ? Peut-être pas…

www. besoin d’entreprendre.fr

mercredi 20 juin 2007

Des avantages sociaux et fiscaux pour les employeurs et leurs salariés

Source : http://www.travail.gouv.fr - Loi 2005-841 du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne

Les aides versées par l'employeur pour le financement de services à la personne ne sont pas soumises aux cotisations sociales, dans la limite d'un plafond annuel de 1 830 euros par bénéficiaire. Ceci concerne la contribution versée par l'entreprise pour financer tout ou partie de la valeur des Cesu préfinancés attribués à ses salariés.

Les entreprises bénéficient d'un crédit d'impôt de 25% des aides versées. Ce crédit d'impôt sur les bénéfices d'un maximum de 500 000 euros par exercice prend en compte les dépenses effectuées par l'entreprise, d'une part pour offrir à ses salariés des services sur leur lieu de travail (crèche d'entreprise, services de conciergerie d'entreprise), d'autre part la contribution versée par l'entreprise pour financer tout ou partie de la valeur des Cesu préfinancés attribués à ses salariés.

Exemple pour 100 euros de cofinancement (entreprise soumise à l'impôt sur les sociétés) : la dépense est déductible, soit une économie d'impôt de 33 euros (taux d'IS de 33.33%) l'entreprise bénéficie d'un crédit d'impôt de 25% des sommes versées, soit 25 euros. Soit un coût net pour l'entreprise de seulement 42 € pour 100€ versés.

Pour le salarié bénéficiaire, les sommes correspondant à la participation de l'employeur, ou du comité d'entreprise, à la valeur totale des Cesu préfinancés qui lui ont été attribués ne sont pas soumises à l'impôt sur le revenu, dans la limite d'un plafond de 1 830 € par an.

dimanche 27 mai 2007

LE TRAVAIL DE BUREAU REPOND A DES CONTRAINTES SPECIFIQUES

Sources : CTBA : Centre technique Industriel et Actineo : Observatoire de la qualité de vie au bureau -

Le travail de bureau répond à des contraintes spécifiques, très différentes des autres postes de travail dans l’entreprise. L'analyser et en comprendre le mode de fonctionnement permet de donner les clefs d’une meilleure organisation du travail.

A la différence du monde industriel , il n’existe pratiquement pas de poste "administratif" répétitif au sens industriel. La plupart des postes de travail de bureau « apparemment ou superficiellement répétitifs » se caractérisent déjà par de nombreuses variations : l’ordre des opérations n’est pas fixe, l’objet qui se présente au travailleur n’a pas toutes les mêmes caractéristiques, le temps pour le traiter n’est pas fixé, ni constant, la régularité des opérations n'est pas déterminée….

L’organisation qui en découle doit privilégier ces caractéristiques : le poste doit être polyvalent mais aussi adaptable ‘instantanément » aux activités qui s’y exercent. La caractéristique principale de son efficacité est donc l’adaptabilité. La productivité dépendra de cette adaptabilité fonctionnelle mais aussi de la satisfaction du travailleur dans la prise en compte de la diversité de son activité.

Quatre variables jouent sur cette productivité :

  • la période de continuation, soit la durée pendant laquelle une personne peut se consacrer à une tâche sans être interrompue par une sollicitation extérieure,
  • le mode de planification, soit la manière dont le travail d’une personne est organisé et planifié et dont elle peut en contrôler le déroulement,
  • l’aménagement situationnel du poste de travail,
  • la capacité d’auto-organisation personnelle

Ainsi , l'entreprise peut agir sur la performance globale en prenant des initiatives en terme de gestion du temps et en libérant l'esprit de ses salariés de certains tracas qui viennent se cumuler à la diversité des activités déjà gérées. Chouchouter les salariés, c'est payant !

mardi 15 mai 2007

ARRETONS L'ASSISTANAT !

"Vous ne pensez pas que vous développez l'assistanat avec vos services?" m'a demandé hier un chef d'entreprise... Cette remarque n'est pas la première , et comme à chaque fois m'a marquée par le nombre de non-dits qu'elle peut cacher. Est-ce l'effet Sarkozy qui nous amène à focaliser sur la fénéantise sous-jaçente des gens qui nous entourent ? Ou alors, notre éducation judéo-chrétienne qui nous rappelle inconsciemment que pour mériter quelque chose, il faut faire des efforts ? L'entreprise française reste assez paternaliste dans son fonctionnement : on accepte que quelqu'un s'absente pour régler un problème ou qu'il gère des difficultés pendant son temps de travail ... puisque tacitement on se dit qu'en échange il sera pleinement disponible pour répondre aux enjeux de l'entreprise. Soit... mais le chef d'entreprise français est quand même souvent décu.

Considère-t-on que le fait que vous utilisiez les services à la personne (ménage, repassage, assistance aux devoirs) ou que vous fassiez tailler vos haies ou encore que vous ayiez recours à des baby-sitters fassent de vous des assistés ? Non, cela répond très clairement à des choix de vie : s'épanouir professionnellement ne peut plus être renvoyé contre le fait de bien tenir sa maison, profiter de son temps libre, faire du sport ne s'oppose plus à être travailleur.

Alors, l'entreprise qui offre à ces salariés des solutions pour gérer le quotidien développe-t-elle l'assistanat ?

Dans un premier temps , elle répond à son objectif de productivité : les coûts cachés liés à la non disponibilité (physique ou psychologique) des collaborateurs représente un volume non négligeable : imaginons 5% du temps de travail x par le coût RH de l'entreprise auquel pour être juste il faudrait rajouter le manque à gagner lié à la non production pendant ce temps là. Certaines études indiquent 20% ... Ensuite, elle agit sur un des paradoxes de l'entreprise, c'est qu' on attend de nos collaborateurs qu'ils soient disponibles mais également qu'ils aient une vie privée équilibrée ! (Il n'y a qu'à réfléchir sur nos critères de recrutement. ). Le développement d'un équilibre de vie au travail a vraiment une dimension RH de long terme : au contraire de stimuler l'assistanat , il stimule l'activité... grâce au temps gagné.